Accueil » ÉCONOMIE / ÉCOLOGIE » L’Étiquette énergie au cœur de l’immobilier !

ÉCONOMIE / ÉCOLOGIE

L’Étiquette énergie au cœur de l’immobilier !

VIGNETTE

À partir du 1er janvier 2011, l’étiquette énergie sera obligatoire dans toute annonce immobilière. La loi Grenelle 2 prévoit en effet que chaque annonce immobilière soit systématiquement publiée en précisant la performance énergétique des appartements ou maisons mis en vente ou en location. La loi est déjà adoptée et elle complète aujourd’hui le dispositif Grenelle 2 ! Le décret n’a, quant à lui, toujours pas été publié.



Qu’est-ce que l’étiquette énergie ?

À la suite de plusieurs directives, l’étiquette énergie a fait son apparition sur divers appareils. Présente sur les derniers réfrigérateurs, les voitures neuves…, elle sera bientôt apparente pour les logements. L’étiquette énergie classe de A à G la performance énergétique d’un objet ou d’un bien. « A » récompensera les logements vertueux alors que « G » symbolisera les logements les plus énergivores.

Ainsi, si vous souhaitez louer ou vendre votre bien immobilier à partir du 1er janvier 2011, il vous faudra probablement effectuer un diagnostic de performance énergétique appelé DPE.


Pourquoi une telle mention pour nos logements ?

L’étiquette énergétique est sans doute une excellente manière de nous sensibiliser et d’éveiller ainsi, une prise de conscience chez les propriétaires. Réduire les consommations ou rénover les logements dans un contexte de changement climatique sont bien sûr des  visées de l’étiquette énergie.

Il faut savoir que le secteur génère aujourd’hui 21% des émissions de CO2 et 43% de la consommation d’énergie en France.

 

Conséquence immobilière

L’application de cette mention va engendrer quelques changements au niveau de l’immobilier. En effet, le prix de l’immobilier pourrait rencontrer une baisse significative en janvier prochain. Une décote des biens immobiliers les plus énergivores est à craindre de 10 à 15%. Le décret n’a pas été encore publié mais il risque d’ici peu de remuer le microcosme que représente l’immobilier. Les prix varieront donc en fonction du classement du bien en question sur l’échelle de A à G !

Les propriétaires, soucieux de voir le prix de vente ou leur foyer fondre comme neige au soleil, devront réaliser ce diagnostic de performance énergétique dans un premier temps, et pour les moins chanceux, rénover leur bien dans un second temps pour espérer ainsi publier une annonce immobilière non pénalisante.

 

Pour le ministère de l’Écologie

Selon le ministère de l’Écologie, cette mention est  « Une exhortation au logement vert ». Il est juste de croire que les propriétaires dont les logements seront les plus énergivores ne vont pas se contenter d’un loyer ou d’un prix de vente décoté de 10 à 15 %. Le ministère envisage de ce fait un dynamisme dans les rénovations.

Il faut noter que l’Allemagne est déjà dans cette procédure mais si le phénomène allemand se reproduit en France, les logements énergétiquement performants pourraient connaître un regain d’intérêt.

Comme nous l’explique Benoît Fauchard, président délégué de la FNAIM en charge du développement durable, « Comme en Allemagne, le second loyer va devenir plus perceptible : un loyer bas mais assorti de charges de chauffage lourdes paraîtra moins intéressant qu’un loyer plus élevé mais compensé par de faibles charges ».

La publication du décret ne sera pas chose facile puisqu’on peut se questionner quant à l’avenir des logements classés E, F ou G !