Accueil » ACTUALITÉS » Rodez. L'énergie bois a de l'avenir

ACTUALITÉS

Rodez. L'énergie bois a de l'avenir

Longtemps éclipsée par l'or noir, l'énergie bois revient aujourd'hui en force au fur et à mesure que son concurrent voit son coût augmenter.

C'était alors l'occasion pour le conseil général - investi dans la cause de la filière bois énergie de longue date - de réunir l'ensemble des acteurs de ce secteur dans le cadre d'un partenariat (lire en encadré) pour sensibiliser les élus des collectivités locales invités. Une rencontre entre offre et potentielle demande, en somme. Ce mercredi, tout ce beau monde était donc réuni à la direction des services techniques du conseil général à Flavin pour des conférences animées de témoignages d'expériences qui prouvent chaque jour leur succès.

Développer la demande

Le bois énergie a tout pour séduire : plus propre, produit vertueux et permettant la création de circuits courts, il ne lui reste qu'à trouver sa demande. Car contrairement aux idées reçues, le bois énergie a « un fort potentiel de développement de la filière dans le département », selon Stéphane Foury, président de l'association Aveyron énergie bois. Il faut dire que la forêt aveyronnaise couvre tout de même 28 % du département avec un volume exploité de 215 000 m2. Et Éric Lacombe, directeur de la coopérative forestière Sylva Rouergue, de renchérir avec des chiffres : « Aujourd'hui on ne récolte que 20 à 30 % de l'accroissement naturel des forêts en Aveyron. Et sur cette récolte, 80-90 % sert pour le bois d'œuvre et 10 à 15 % pour le bois énergie. Mais on pourrait récolter jusqu'à 50 % de l'accroissement naturel sans mal. »

Valoriser les déchets d'élagage

Plus anecdotiques mais toutes aussi importantes pour la promotion de la filière, des initiatives originales émanent d'autres acteurs. Du côté des CUMA on pense ainsi à rentabiliser l'entretien des champs : « Je suis agriculteur et je me chauffe au bois, explique un membre de la coopérative d'utilisation de matériel agricole. Et avec l'entretien des bordures des champs, j'obtiens du mauvais bois qui ne peut servir que de bûches. Les CUMA ont donc acquis des broyeuses pour faciliter ce travail. Mais chaque agriculteur ayant son propre chauffage au bois a toujours un surplus qu'il pourrait fournir pour alimenter une chaufferie collective par exemple. Cela permettrait un complément de revenu. »

Quant au conseil général, outre la création de chaufferies au bois dans la rue Sarrus de Rodez, pour le bâtiment même de la direction des services techniques ou encore dans plusieurs collèges (Pont de Salars, Réquista, Naucelle), l'institution départementale pense à valoriser ses déchets bois issus de l'élagage.

Source