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ÉNERGIE BOIS

Électricité renouvelable !

VIGNETTE

Pour répondre à ses engagements pris dans le cadre du Protocole de Kyoto, la France devra, en 2010 produire 21% de son électricité à partir des énergies renouvelables, dont 8 % obligatoirement hors énergie hydraulique.

Pour cela, restent à disposition  : l'éolien, le solaire et la biomasse dont le bois. Ces énergies renouvelables représentent  aujourd'hui 2% de la production hydroélectrique. Il faudra donc quadrupler la production pour tenir les engagements internationaux, limiter l'effet de serre et freiner le réchauffement climatique.

La cogénération (à partir de biogaz, de bois, etc...) consiste à produire simultanément de la chaleur et de l'électricité à partir d'une même source de combustible et ce, avec un minimum de perte d'énergie. Ainsi, contrairement à une centrale charbon classique dont le rendement global aboutit à 70% de rejet et donc de perte de chaleur, la cogénération permet de valoriser cette chaleur en la réinjectant dans des réseaux de chaleur.

Le bois permet de produire des watts qui peuvent être revendus à EDF. Le combustible utilisé n'est pas du bois noble mais du bois déchiqueté (appelé plaquettes) d'origines multiples et sans grande valeur commerciale, qui est issu de l'entretien des haies et de la gestion de la forêt ou de résidus de l'industrie de transformation. Une tonne de plaquettes permet de produire 1 mégawatt électrique.

 

La cogénération n'a pas encore le vent en poupe

En effet, très peu de centrales de gros gabarit existent hors de l'industrie papetière, lesquelles fonctionnent  le plus souvent en autoconsommation donc sans revente au réseau. Dans le secteur industriel, à peine dix centrales sont installées et produisent leur propre énergie électrique, avec une puissance supérieure à 10 mégawatt-heures.

Pour le moment, l'observatoire des énergies du ministère de l'économie évalue à 1502 GWh la production d'électricité à partir du bois, soit 0.3% de la production électrique nationale.

Cette faiblesse s'explique en partie par les coûts d'investissements très lourds mais par le prix de rachat du watt octroyé par EDF : 49 Euros du mégawatt-heure plus des primes à l'efficacité énergétique allant de 5 à 12 euros.


Quelques projets voient tout de même le jour

À la Rochelle et aussi en haute Savoie où un quartier militaire en restructuration sera équipé d'une chaudière de 3 mégawatts dont la consommation annuelle est estimée à 7000 tonnes de bois.

Le projet le plus ambitieux est celui de la Mairie de Felletin dans la Creuse. Elle a opté pour une chaudière fonctionnant aux déchets de bois, épaulée par une chaudière au gaz naturel pour les mois les plus froids. 60 000 tonnes de déchets de bois permettront de distribuer annuellement 8500 mWh de chaleur (auxquels s'ajoutent 5500 MWh en provenance de gaz)