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ÉCONOMIE / ÉCOLOGIE

Le papier détruit-il la forêt?

VIGNETTE

Nous utilisons le papier pour toutes sortes d'usages : alimentaire (conditionnement), hygiène, cuisine, ménage, décoration et même bricolage... Du papier spécial pour nos photos au papier sur lequel sont imprimés nos billets de banque ... le papier a une place primordiale dans notre vie. En France, les papiers à usages graphiques représentent un peu moins de la moitié de la production globale (45.2%) contre 45.8% qui sont destinés à l'emballage et au conditionnement. Le reste, soit un dixième de la production nationale est consacrée aux autres usages, l'hygiène (5.8%) et applications industrielles (3.4%)

Fabriquée jusqu'au siècle dernier à partir de chiffons, la pâte à papier peut être obtenue aujourd'hui à partir de trois matières différentes dont on extrait la cellulose : des plantes textiles, coton ou chanvre, le bois et les vieux papiers. Plus résistants en raison de la longueur des fibres, les papiers de coton et d'autres fibres sont réservés aux usages nobles : aquarelle, monnaie et travaux d'imprimerie traditionnels.

Destiné aux papiers les plus courants, le bois a supplanté les plantes textiles dans l'industrie papetière. Ecorcé, lavé et réduits en copeaux, il doit être défibré pour éliminer la lignine, la colle naturelle du bois, avant d'extraire la cellulose, selon deux procédés. La pâte dite mécanique, broyée par frottements, fournit un mélange de cellulose et de lignine, la colle naturelle du bois, avant d'extraire la cellulose, selon deux procédés.

La pâte dite mécanique, broyée par frottements, fournit un mélange de cellulose et de lignine à l'inconvénient de jaunir à la lumière. Très gourmande en énergie, cette opération a néanmoins un rendement excellent puisqu'on obtient près de 80 kg de pâte pour 100 kg de bois.

La pâte chimique, quant à elle, est obtenue grâce à l'action dissolvante d'un mélange de chlore et de soude ou d'un acide qui élimine la lignine du bois. Le produit obtenu plus blanc et plus résistant, est de meilleur qualité, mais le rendement est faible (50 kg de pâte pour 100 kg de bois) et surtout les coûts d'épuration des eaux très élevés.

Enfin, le recyclage des papiers représente la troisième source d'approvisionnement  pour l'industrie papetière. Cette méthode n'est pas nouvelle puisqu'elle est utilisée, dès 1031 par les japonnais imités ensuite par les chinois qui fabriquaient ainsi leur papier-monnaie, à la couleur grise caractéristique. Aujourd'hui, en France, les papiers et cartons récupérés représentent 53% des quantités produites.

 

Un impact maîtrisé

Comme toutes les industries lourdes, la papeterie est régulièrement accusée de nuire à l'environnement. En cause, l'exploitation de la forêt constitue sa principale source de matière première et surtout la pollution des eaux de surface par les résidus de transformation chimique du bois.

Sur le premier point, il convient de nuancer le raisonnement qui assimile le prélèvement de bois à une destruction systématique. Certes dans certaines régions comme la Sibérie, les coupes effectuées s'apparentent à une exploitation minière de "gisements forestiers" exploités jusqu'à épuisement. Ce qui compromet la reconstitution de la forêt, notamment par l'érosion des sols. Mais tel n'est pas le cas dans la plupart des pays forestiers où la pâte est issue de plantations forestières ou de forêts gérée durablement.

En France, par exemple, la majeure partie du bois destiné à l'industrie papetière provient des "bois d'éclaircie" impropres à la scierie ou des résidus de sciages. Dans un cas, l'opération participe à la bonne gestion des peuplements en permettant au meilleurs arbres de prospérer. Dans le second, elle permet de valoriser un résidu industriel au lieu de l'éliminer. Les papetiers contribuent ainsi à la "gestion durable" des fôrets. C'est pourquoi, comme d'autres acteurs de la filière bois, ils militent pour la certification de la gestion durable des forêts.

Enfin, il faut prendre en compte l'impact considérable du recyclage sur la consommation de bois de cette industrie. Les 4.9 millions de tonnes de papiers et cartons récupérés chaque année, dans ses différentes branches sont autant de matières premières qui ne sont plus prélevées en forêt.

Reste la pollution de l'activité industrielle proprement dite. Sur ce point, les papetiers ont vite compris l'intérêt que représentait une bonne gestion des cycles de production plus respectueuse de l'environnement. Dès 1972, l'industrie papetière française fut le premier secteur à signer des contrats avec les pouvoirs publics à cet effet. Au cours des dernières années, des investissements massifs ont été consacrés à la réduction de la consommation d'énergie et surtout, à l'épuration des eaux de process. Récupération de chaleur, utilisation d'énergie dites "propres" ont permis de faire face, à moindre coût, à des besoins énergétiques croissants.

L'emploi de nouveaux agents de blanchiment des pâtes, comme le bioxyde de chlore et le péroxyde d'hydrogène, pour remplacer le chlore ainsi qu'à l'épuration des charges minérales et des adjuvants chimiques se sont traduits par une réduction de 80% des rejets d'usines dans les cours d'eau. En attendant que les recherches en cours sur des procédés "biologiques" non polluantes.

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